Trois Maîtres-Verriers se sont succédé pour réaliser les vitraux de la Basilique. Le premier est Champigneule, qui vécu dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Les vitraux dont il est l’auteur sont ceux des chapelles latérales, des deux côtés et ceux des premières absidioles. Ils sont réalisés dans un style contemporain de celui de leur auteur. Ils représentent des scènes bibliques comme celles de la vie de Jésus. La partie basse de ces vitraux est actuellement masquée, mais seront prochainement rendus visibles grâce à quelques travaux extérieurs. Le second Maître-Verrier, Maréchal, a réalisé les vitraux des cinq absidioles du chœur, qui sont les plus importants de la Basilique. Ils sont caractéristiques d’un style XIIIème siècle et sont remarquables par leurs couleurs éclatantes. Bien qu’elle ne soit pas signée, on lui doit sans doute aussi la rosace, du fait que l’on retrouve les mêmes couleurs singulières des vitraux du chœur. En effet, il ne semble pas qu’un autre Maître-Verrier soit intervenu à la même époque dans la Basilique. Cette rosace comporte en son centre l’alpha et l’oméga, entourés de médaillons représentant les douze Apôtres. Elle est actuellement masquée par le grand orgue qui a pris place dans l’église pour rythmer les offices. Il faut cependant se souvenir que la lumière reflétée au travers de ce vitrail centré sur l’avenue Notre-Dame, avec son rayonnement pénétrant, irradiait directement la Nef de ses couleurs, lui apportant une atmosphère flamboyante. Ces deux Maîtres-Verriers ont par ailleurs collaboré dans le cadre d’un atelier situé à Metz. Monsieur Champigneule a encore des descendants qui travaillent actuellement à Paris. La dernière série de vitraux est l’œuvre des frères Benoît. Ce sont ceux des fenêtres hautes, de chaque côté, sur toute la longueur de la nef. Confectionnés en style contemporain, ils ont été posés en 1956 pour remplacer de simples vitres. La restauration actuelle des vitraux a été confiée aux Maîtres-Verriers Florence Laugier et Jean-Pierre Bellion. L’atelier de restauration de Florence Laugier, fondé en 1862 par le Maître-Verrier Joseph Fassi, se trouvait à l’origine villa Vittoria-Magnan. Aujourd’hui il est sis rue Boissy d’Anglas. Depuis les débuts de l’atelier, les techniques mises en œuvre n’ont que peu évoluées, et alliées à un savoir-faire exceptionnel garantissent ainsi une belle facture de restauration. Aujourd’hui, la restauration du bâtiment apporte un dynamisme nouveau au quartier, repositionne cet édifice au cœur de la ville et constitue un joyau patrimonial et touristique, dont les niçois peuvent être fiers.